Zilsel : science, technique, société, n° 3

Explorer les fronts les plus « chauds »
de la recherche sur les sciences et les techniques,
confronter les analyses contradictoires,
parfois à front renversé, revisiter des contributions
importantes et volontiers frondeuses :
ce nouveau numéro de la revue Zilsel
ne manque pas de matière.
Qu'il s'agisse de l'ethnographie des datacenters
ou de l'évaluation des prétentions mirobolantes du
« neurodroit », la stratégie consiste à dégonfler les
baudruches, d'aller y voir de plus près : d'enquêter.
Un dossier entier
est consacré au néolibéralisme,
sur la base d'un long texte de l'historien des sciences
économiques Philip Mirowski, qui a le chic pour prendre
le contrepied d'à peu près toutes les opinions du moment.
Parmi les pièces à verser à l'histoire vive des sciences
humaines et sociales, le sommaire comprend également
une traduction d'un texte classique d'Edgar Zilsel, dans
lequel l'auteur propose une approche neuve
et documentée de l'essor de la science moderne.
C'est à lire, en plus de relectures fouillées des oeuvres
de Pierre Bourdieu et de Michel Foucault.
L'un comme l'autre - mais selon des modalités
particulières - ont été marqués par le regard
anthropologique.
Une série de notes critiques, tour à tour favorables
ou sceptiques, clôt l'ensemble.
On l'aura compris, la revue est désormais lancée,
elle navigue à plein régime.
Et le voyage ne fait que commencer.
Contre vents et marées.