Villards d'Héria : un sanctuaire gallo-romain

Dès la fin du XVII<sup>e</sup> siècle, les ruines de Villards
d'Héria ont attiré l'attention des antiquaires
et suscité bien des légendes. Les recherches
conduites sur le site par le professeur Lerat ( 1993)
ont montré l'originalité de ce grand sanctuaire des
Séquanes. La présence d'un ensemble cultuel aussi
important à une telle altitude s'explique sans aucun
doute par la magie du site et par l'omniprésence de
l'eau qui prend ici des aspects très contrastés : miroir
sombre du lac d'Antre, Puits Noir, Puits Blanc , Héria
tantôt mousseuse et bouillonnante, tantôt tarie.
Comment était organisé le complexe cultuel ?
Quelles divinités y priait-t-on ? La présentation des
aspects architecturaux et archéologiques du site s'enrichit
ici de nombreuses propositions de restitutions
qui donnent vie aux pèlerins des premiers siècles de
notre ère et à ceux qui les accueillaient ici.