Trésors cachés : théâtre. Les dormeurs

Trésors cachés suivi de Les dormeurs
Dans Trésors cachés comme dans Les Dormeurs, il s'agit de découvrir le meilleur qui se cache en chaque homme et le faire découvrir en des plus apathiques d'entre nous en vue d'un monde meilleur pour tous. Même si nous ne sommes que des poubelles ou des fouille-poubelles (y a-t-il une différence ?), nous ne le sommes véritablement que de par notre impassibilité dans un monde pourtant à l'activité bouillonnante. C'est aussi un monde cruel qui dévore les espoirs des uns, anéantit les efforts des autres et suce chacun jusqu'à la lie. Mais la voie de sortie, la véritable, ne se trouve nulle part ailleurs qu'en chaque individu. Si dans Trésors cachés le messianisme est battu en brèche, dans Les Dormeurs c'est l'histoire glorieuse du passé qui est complètement remise en question.
L'art de Jean-Robert Tchamba dans ces deux oeuvres est un art accompli. Il est remarquable par son usage des techniques narratives, des techniques du conte, de l'intertextualité, de la musique, du chant et de la danse, de la langue suave, du sacré et du profane, du dit et du non-dit, de l'image et du rêve, bref de ce qui fait déjà du grand art. Le lecteur découvrira avec émerveillement ces oeuvres qui se lisent d'un trait.