Tourisme et développement durable : actes du colloque du Ceregmia, Schoelcher, 25-26 septembre 2003

A l'aube du troisième millénaire, il apparaît que le développement durable
s'appuiera de plus en plus sur les activités de service qui prennent un
poids croissant dans les échanges internationaux et en particulier, pour de
nombreux pays ou régions en développement, sur le secteur du tourisme
international dont le rythme de croissance à long terme s'est avéré
remarquable. Il apparaît dès lors possible d'envisager de faire du tourisme
la principale "jambe" du développement comme c'est le cas notamment
dans nombre de petites économies insulaires. Toutefois, si l'hypothèse
tient, il importe néanmoins de savoir jusqu'où il est possible d'aller dans
cette voie tout en maintenant à long terme les équilibres économiques,
sociaux et environnementaux ? En clair : existe-t-il ou non un risque de
surdéveloppement touristique et, dans l'affirmative, comment le cerner,
comment y remédier ? Il importe enfin de s'interroger sur les voies et
moyens mais également les exigences, en terme d'aménagement,
d'investissement, de financement, de politique publique, de stratégies des
acteurs (etc.) de la durabilité du développement et du développement par
le tourisme. Ces préoccupations sont au coeur des réflexions des
chercheurs et universitaires de France et d'Europe mais également de la
Caraïbe, d'Amérique du Nord, réunis à la Martinique en septembre 2003
lors du colloque organisé par le Centre d'Etude et de Recherche en
Economie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée
(CEREGMIA : Université des Antilles et de la Guyane), colloque dont le
présent ouvrage expose les principaux résultats.