Récusation du mandat d'arrêt de Bruguière contre le Rwanda

L'arrêt Bruguière est-il à inscrire dans la recherche de la vérité
sur l'attentat du 6 avril 1994 qui a causé la mort du Président
HABYARIMANA du Rwanda ? Le présent document a pour
objet, à travers une lecture critique, (au sens grec de «krinein»,
discerner) de l'Arrêt Bruguière, de montrer que, selon le
principe sacré, («le doute doit bénéficier à l'accusé»), aucun
élément de preuve, a fortiori aucune convergence de preuves ne
conduisent à affirmer qu'il existe une probabilité significative pour
que les arguments de l'accusation soient tels qu'ils emportent,
dans un sens ou dans l'autre, l'adhésion. L'arrêt n'est-il pas à
inscrire parmi les erreurs de la France au même titre que la vente
de la Louisiane, la perte du Québec, le rejet des idées du Général
de Gaulle dans les années 30 et l'inadaptation de sa politique
africaine post indépendance ? En raison des conséquences
dommageables pour les deux Etats et pour la Francophonie, est-il
acceptable de faire supporter les externalités négatives découlant
de cet arrêt aux générations futures ? L'Organisation Internationale
de la Francophonie doit-elle rester inactive face à ce conflit ?
Telles sont les questions abordées dans cet essai.