Radicalité et idéal

Les radicalités sont de retour La mise à jour des désastres actuels provoqués par une finance avide de profits provoque une onde de choc.
« Comment tolérer ça ? »...
Ça ? Les paradis fiscaux, les retraites parachutes faramineuses, les stock-options incroyables ? Sans doute.
Mais plus encore, cette face cachée de la finance : l'exploitation, la précarité, la misère... Et une austérité générale présentée comme la seule réponse à la crise, le prix juste d'un endettement injustifié. Bref, le capitalisme !
D'où l'invitation à ne pas se limitera l'indignation, ni se cantonner à l'urgence de la défensive, mais affronter la nécessité d'une rupture et le temps long d'une projection vers l'avenir.
Après les impasses historiques du 20<sup>e</sup> siècle, l'empirisme est souvent présenté comme la vertu permettant de s'immuniser contre le dogmatisme.
L'ambition doit être autre. Refonder l'idéal (ou l'utopie), une exigence radicale et urgente ? Réhabiliter la révolution, une tâche pour le présent ?