Quelques jours en septembre

Quelques jours en septembre
« Un léger frisson m'ébranla ; je tentai de le réprimer. Les autres, tout autour, semblaient nous épier et se moquer des manoeuvres d'approche. Ma timidité se cabra ; je refusai de m'offrir en spectacle. Ma main glissa, s'échappa et recouvra sa liberté. Mes pas durent s'accorder au rythme et aux désirs du groupe, qui lambinait devant des vitrines que je jugeais sans intérêt, contemplant de petits matériels électriques, des babioles en tout genre, ou étonnamment attiré par du prêt-à-porter féminin bas de gamme. Tout semblait sinon les émerveiller, du moins les captiver. Il fallut entrer dans les magasins, palper un objet, le tourner, le retourner, réfléchir, poser des questions comme si l'achat était imminent, et repartir, sans rien, avec la simple satisfaction de l'avoir tenu quelques minutes en mains, de l'avoir possédé. »