Prisonnier 325, camp Delta : de Vénissieux à Guantanamo

Un document exceptionnel : le premier témoignage
sur Guantanamo, la prison la plus secrète du monde.
Le parcours hallucinant d'un jeune des Minguettes
pris dans la tourmente de la «guerre contre le
terrorisme»...
Vénissieux, juin 2001. À vingt et un ans, Nizar Sassi est
un jeune homme sans histoires. Ni politisé ni particulièrement
religieux, il n'a jamais entendu parler de Ben
Laden ni d'Al-Qaida. En revanche, il a soif d'aventures, et
une véritable passion pour les armes. Un jour, sa route croise
celle d'un homme qui, jouant habilement sur ses rêves et
ses frustrations, le convainc de passer quelques semaines
en Afghanistan, où même les enfants ont leur kalachnikov.
Nizar hésite, puis franchit le pas.
Au terme d'un périple qui le mène de Lyon à Londres, puis
au Pakistan et en Afghanistan, il se retrouve à Kandahar,
au coeur d'un camp d'entraînement d'Al-Qaida. Il est alors
trop tard pour faire marche arrière : d'abord, on ne quitte pas facilement
l'Afghanistan des taliban. Ensuite, survient le 11 Septembre : le Pakistan
boucle les frontières, et la nasse se referme...
Commence alors pour Nizar une véritable descente aux enfers - la
guerre, le bombardement de Tora Bora, la fuite vers le Pakistan - qui
s'achèvera à Guantanamo, dans une cellule du camp de prisonniers le
plus secret et le plus décrié au monde, où il connaîtra les traitements
les plus brutaux et les plus dégradants.
Après deux ans et demi de détention, Nizar Sassi sera remis à la France.
Il passera encore dix-huit mois en prison avant d'être libéré au début
2006. Il attend à présent le non-lieu qui le blanchira définitivement.