ONU et maintien de la paix : propositions de réforme : de l'Agenda pour la Paix au rapport Brahimi

Après avoir connu la gloire en 1988 avec l'obtention du
prix Nobel de la paix, les casques bleus ont subi quelques
années plus tard l'humiliation en Somalie et en Bosnie. Ceci
illustre le dilemme qui se pose à l'Organisation des Nations
Unies depuis la fin de la guerre froide. L'ONU doit en effet
adapter ses pratiques et ses institutions aux nouvelles exigences
d'un environnement international en pleine mutation, tout en
étant confrontée à une situation budgétaire des plus difficiles.
Cela est encore plus vrai en 2006 puisque le nombre de casques
bleus déployés atteint des sommets inégalés.
Le but de l'ouvrage est de présenter une série de propositions
avancées au cours de la décennie 1990-2000 et visant à
améliorer la pratique onusienne du maintien de la paix. Cette
fonction de l'organisation - qui s'est développée de façon ad hoc
puisqu'elle n'était pas prévue explicitement par la Charte -
constitue l'un des éléments constitutif de la gouvernance globale.
Le choix d'examiner les propositions de la décennie 1990
s'est imposé de lui-même. Si certaines propositions de réforme
globale des Nations Unies avaient été avancées avant les années
1990, force est de constater qu'en ce qui concerne le maintien
de la paix proprement dit, ce n'est qu'après 1989 que les véritables
propositions sont apparues. Malgré les nombreuses propositions
avancées et faute de volonté politique des Etats
membres d'en améliorer l'efficacité, le maintien de la paix de
l'ONU reste caractérisé par l'improvisation.