On m'appelait Ascension Férié

Après un séjour en Europe, le maire d'une
petite ville perdue dans la forêt équatoriale africaine
se donne comme objectif d'y instaurer à sa manière
la civilisation. S'ensuivent des situations extravagantes
: port permanent d'une cravate, interdiction
du recours aux fétiches, obligation d'assister aux
meetings politiques et d'adhérer au Parti
unique, etc. Le maire qui s'arroge tous les pouvoirs,
y compris celui d'arracher les femmes des bras de
leurs époux sur les pistes de danse, ne parvient
pourtant pas à avoir sous son emprise le directeur
du protocole : c'est le cousin du maréchal président
fondateur du Parti et chef de l'État, principal informateur
de ce dernier sur l'actualité de la ville, et
notamment sur les faits et gestes du maire. Une
farouche rivalité oppose les deux hommes.
Ascension Férié, prénommée ainsi parce
qu'elle est née le jour de l'Ascension, témoin de ces
péripéties qu'elle vit dans sa chair, nous les rapporte
avec humour et malice.