Notice sur la ville d'Anduze et ses environs

Cette Notice est un ouvrage auquel l'auteur attache peu d'importance. Echappé à sa plume, comme un essai, il ne plaira pas à celui qui recherche les ouvrages scientifiques. Mais l'homme du monde qui se plaît à des lectures faciles, pour qui des connaissances générales sur beaucoup de choses sont d'un grand intérêt, y trouvera peut-être quelques pages de son goût.
L'Ouvrage est divisé en six chapitres. Le premier est consacré à faire connaître l'Aspect des environs d'Anduze. L'ami de la nature verra dans cette partie descriptive, des tableaux qui demandaient, pour être bien rendus, un style brillant et pittoresque. J'ai senti toute mon insuffisance à cet égard. Je n'ai consulté que mon enthousiasme, et j'ai eu le courage d'écrire ce chapitre. On s'apercevra que si mes facultés avaient répondu à mes sensations, j'aurais intéressé. Dans le second chapitre, je parle du Climat : c'est là qu'on trouvera des observations, et qu'on pourra voir si j'ai pris quelque peine. L'Histoire d'Anduze forme le troisième chapitre. Ici, le lecteur sentira les difficultés que j'ai eu à vaincre. Il fallait rappeler tous les événemens, sans s'y arrêter d'une manière exclusive ; il fallait de plus les présenter sous un jour qui fût à l'abri de toute sorte d'influence : je me flatte d'y être parvenu. Semper arnica veritas est la devise que je me suis imposée. On le reconnaîtra également dans le quatrième chapitre, où j'avais à parler des Habitans, sous le rapport du caractère, des moeurs, des préjugés, de l'industrie, etc. Un article de Médecine entrait dans ce travail ; je l'ai rendu aussi court qu'il m'a été possible, et je l'ai mis à la portée de tous les lecteurs. Le cinquième chapitre renferme un Aperçu historique sur les environs. Dans celui-ci, comme dans les deux précédens, j'ai mis l'impartialité qui convient à mon caractère. Aucune considération n'a pu affaiblir mon zèle pour la vérité, et le désir que j'ai toujours eu de lui rendre un public hommage. J'ai suivi les inspirations de ma conscience : je crois avoir fait un ouvrage de bonne foi. Le sixième et dernier chapitre est celui qui m'a le plus vivement intéressé. Consacré à l'Histoire naturelle, il m'offrait un sujet tout à la fois vaste et facile pour la manière dont j'avais à la décrire.