Notice historique sur l'ancienne abbaye de Notre-Dame de Bonneval (Aveyron)

Or, un membre de la famille des Calmont, Guillaume, fils de Bégon, 1<sup>er</sup> de nom, chevalier, et de Florencie, devint évêque de Cahors en 1143. A la mort de son frère aîné, bien qu'il eût laissé des pupilles, il recueillit son vaste héritage.
De temps à autre, il allait visiter le manoir paternel , et pendant le séjour qu'il y faisait, la promenade était son unique délassement. Un jour, comme il revenait d'une de ses métairies, sise au-delà du Loi, son cheval s'abattit en traversant la rivière, et l'évêque courut le danger de se noyer. La nuit suivante, il vit en songe une procession de moines et d'abbés qui montaient
au ciel, et il entendit une voix qui chantait ce verset du Psalmiste : Haec est generatio quaerentium Dominum, quaerentium faciem Dei Jacob . Enchanté de ce spectacle, il cherchait le moyen d'entrer en société avec eux, lorsque St Jean-Baptiste, patron de la famille de Calmont, lui apparut et lui dit : « Guillaume, si tu veux être du nombre de ces bienheureux, construis-leur un monastère ; car le Seigneur n'a permis ta chute dans le Lot que pour t'engager à fuir les dangers du monde. »