Nîmes : la Rome française et le Gard pittoresque

A la mémoire de Pierre Hugues ardent défenseur du patrimoine nimois et de la colonnade de l'ancien théâtre de Nîmes.
Parmi les villes d'Art, Nîmes règne en doyenne par le miracle d'une personnalité vieille de deux millénaires et préservée de toute atteinte par la constance d'une admiration universelle.
Seule elle peut offrir à l'artiste, à l'historien et au touriste le décor debout et perpétué de la vie Latine. Ses Arènes intactes dans leur structure, conservées à leur destination, « sûres plus que jamais du respect des savants et des foules, vivent avec le même éclat qu'à l'origine les jours de corridas », au grand soleil et les soirs de grandes fêtes lyriques.
Son temple, connu du monde entier sous le nom de « Maison Carrée », donné dans tous les ouvrages d'art comme le plus pur et le plus complet vestige de la civilisation Romaine, n'en est pas moins vivant, consacré aux chefs-d'oeuvre de la numismatique Grecque et Romaine, abritant les petits Dieux de bronze des temps latins, il demeure lié à l'existence locale. De sorte que la vie publique et la vie religieuse de l'antiquité ressuscitent, l'une dans l'Amphithéâtre, l'autre sous les colonnes corinthiennes de la Maison Carrée, avec une intensité de couleur et de caractère irréalisable partout ailleurs.
Par là Nîmes est non seulement exceptionnelle mais unique.