Mon amour à Pompéi

Mon amour à Pompéi
L'histoire commence par un procès en assise. L'accusé est écrasé sous le poids des charges qui pèsent contre lui, car tous les indices matériels semblent vouloir le confondre et tous les témoins - dont les déclarations concordent à la perfection - sont unanimes à le mettre en cause. Le prévenu réfute pourtant l'évidence et nie les faits en bloc : il ne reconnaît ni la victime, ni l'enchaînement de ses propres actions, ni la scène du crime.
Devant un système de défense aussi incompréhensible que ses propres avocats renoncent à cautionner, il est finalement reconnu coupable à l'unanimité des douze jurés et condamné à la détention à perpétuité. Il continue, depuis sa prison, à clamer inutilement son innocence.
Quelques années après ce procès retentissant qui ne donne plus lieu dans les médias qu'à quelques brèves allusions dépassionnées, un scientifique - réputé pour ses travaux d'avant-garde et prix Nobel de physique - se présente spontanément devant le juge à qui avait été confiée l'instruction du dossier. Et ce qu'il a à dire en faveur du condamné est plus stupéfiant encore que tout ce que le magistrat aurait été prêt à entendre de la part du plus fou des fous à lier...