Marcel Proust et les Eyragues : deux lettres inédites. Marcel Proust et les cercles

Cette correspondance permet de situer quelques épisodes des relations de l'écrivain avec les Eyragues, qui figurent parmi les personnes du faubourg Saint-Germain qui ont compté pour lui et qu'il invitera à ses rares dîners mondains.
La lettre à Madame d'Eyragues, datée de 1904, est un petit chef-d'œuvre d'humour.
Hommage à la saveur d'une «galette annoncée, vaste, délicieuse, bénie comme une terre promise», elle offre un pendant à la fameuse «madeleine», souvenir gustatif cher à Proust, et constitue un éloge à la gourmandise dont il n'hésite pas à dire en citant Balzac qu'elle est proportionnée à l'intelligence et à l'esprit de chacun.
La lettre adressée à Monsieur d'Eyragues est écrite courant 1907.
Elle fait référence à la candidature d'Illan de Casa Fuerte au Cercle de l'Union et à la collaboration de Proust au Figaro (articles du 1<sup>er</sup> février et du 20 mars 1907).
On reconnait à la lecture de ces lettres le Proust familier : courtois jusqu'à la flatterie, potinier, gourmand, enfantin, aimant se faire plaindre, mais aussi poète, lettré, charmeur, délicat, dévoué à ses amis.
L'article de François Rosset Marcel Proust et les Cercles corrige des inexactitudes qui figurent dans les biographies concernant la candidature de Marcel Proust à divers Cercles parisiens.