Louis-Félix Chabaud : paradoxes d'un sculpteur oublié

Il arrive parfois que la postérité oublie
certains artistes, non qu'ils aient démérité
mais pour d'obscures raisons. Louis-Félix
Chabaud en est un exemple frappant. Grand
Prix de Rome, il fut l'un des amis les plus fidèles
de Charles Garnier et collabora avec lui sur les
chantiers des Opéras de Paris et de Monte-Carlo,
ainsi qu'à l'Observatoire de Nice. Sa vie
demeure pleine de mystères, parfois proche
d'un roman : il réalisa de nombreux croquis de
fresques à Pompéi, Stabies, Herculanum... pour
finir ses jours dans sa propriété de Venelles,
précisément sur un site gallo-romain datant du
I<sup>er</sup> siècle de notre ère.
Loin de l'académisme que l'on a pu reprocher
à certains de ses contemporains, Chabaud
ouvrira la voie à l'Art Nouveau et nombre
d'artistes de son temps et de successeurs lui
rendront un hommage appuyé, tels Charles
Garnier, Georges Clairin ou encore Sir Alfred
Drury.
Cet ouvrage, le premier qui lui soit
consacré, offre aussi un éclairage nouveau sur
une époque riche et tourmentée où politique
et art étaient intimement liés.