Louis Aragon, la théâtralité dans l'oeuvre dernière : ce théâtre que je fus que je fuis

Louis Aragon, la théâtralité dans l'oeuvre dernière : ce théâtre que je fus que je fuis

Louis Aragon, la théâtralité dans l'oeuvre dernière : ce théâtre que je fus que je fuis
Éditeur: L'Harmattan
2005369 pagesISBN 9782747578196
Format: BrochéLangue : Français

Toute l'oeuvre de Louis Aragon trahit la tentation du théâtre,

depuis les premiers textes de l'enfant jusqu'au dernier roman,

Théâtre/Roman , au titre éloquent, en passant par les écrits

surréalistes ; cependant c'est le corpus retenu (1953-1981) qui

l'actualise dans toute sa diversité et la rend signifiante. Le théâtre

s'y inscrit d'abord comme genre, dramatisant la forme comme

l'écriture, mais l'oeuvre n'imite les codes génériques que pour

mieux s'en démarquer : le Théâtre aragonien est avant tout

métaphorique et se traduit par la pluralité du sujet, la présence de

figures du double, une intertextualité dramatique essentiellement

mythique et tragique, enfin un imaginaire baroque.

Lyrique, intertextuel et imaginaire, le Théâtre aragonien révèle la

théâtralité de l'oeuvre dernière qui peut s'analyser comme un moyen

pour Aragon de s'inscrire dans son siècle et son époque - marquant

ainsi sa modernité -, de renouer avec son passé surréaliste, enfin de

réaliser certains aveux grâce aux pouvoirs cathartiques du théâtre.

Pourtant, ni les causes du recours au théâtre en 1953 ni

l'interprétation de celui-ci ne se laissent cerner facilement en raison

de leur plurivocité. Le théâtre est pour Aragon un miroir ou un

masque, un refuge ou le signe de sa perte identitaire et de sa folie.

Placé sous le signe de la dénégation et de l'ambivalence, le

théâtre pour Aragon désigne à la fois ce qu'il fut et ce qu'il fuit

comme le dit Théâtre/Roman : objet de répulsion et d'attraction, le

Théâtre aragonien est un Théâtre de l'impossible, renouant ainsi

avec le rêve mallarméen.

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