L'Europe au XVIe siècle : Etats et relations internationales

L'Europe au XVIe siècle : Etats et relations internationales

L'Europe au XVIe siècle : Etats et relations internationales
Éditeur: PUF
2010231 pagesISBN 9782130530497
Format: BrochéLangue : Français

Le XVI<sup>e</sup> siècle européen voit émerger, de façon encore incomplète, un

système politique qui perdure pendant les trois siècles d'Ancien Régime,

voire au-delà. Les guerres d'Italie se transforment en un combat pour

l'hégémonie sur le continent. La naissance d'une nouvelle construction

politique, l'empire de Charles Quint, qui se prolonge dans la monarchie

catholique de Philippe II, polarise ensuite la politique européenne. Cet

ensemble, le premier de l'ère moderne à éprouver l'ivresse et la difficulté

d'être une puissance mondiale, peut contenir le royaume de France et, avec

plus de peine, l'expansion ottomane. La crise religieuse née de la Réforme

protestante n'est pas sans conséquences politiques, nourrissant guerres

civiles et complots, alimentant les tensions entre États protestants et catholiques,

mais aussi les espoirs d'une nouvelle unité de la Chrétienté, ou encore

le souci de libérer les États des contraintes confessionnelles. Le présent

ouvrage s'attache aussi aux nouvelles structures de la vie internationale :

la diplomatie permanente devient le mode de relations normales entre

les États, contribuant à une homogénéisation des pratiques politiques ; la

gestion d'une information toujours plus dense et le développement inédit

d'une administration propre du politique modifient l'exercice du pouvoir ;

les exigences nouvelles de la guerre sont le moteur d'un développement de

la puissance étatique qui n'est cependant jamais uniforme ou linéaire.

Sans juxtaposer des histoires nationales, ce livre propose une vision synthétique

des évolutions politiques de l'Europe de la Renaissance et des guerres

de Religion. Tout en restant attentif aux particularités des divers États qui la

composent, il dessine des traits communs dans la conception patrimoniale

du pouvoir, le développement d'une société de cour, la construction toujours

précaire d'identités collectives. S'appuyant sur les recherches les plus

récentes des diverses historiographies européennes, il en restitue les interrogations

sur cette première modernité qui ne nous est plus immédiatement

familière, mais qui, dans son éloignement même, nous fait partager son

inquiétude sur la fragilité du politique.

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