Les rêveries du promeneur solitaire. un choix de textes sur la rêverie

«Pour bien remplir le titre de ce recueil
je l'aurais dû commencer il y a soixante
ans», lit-on sur une des cartes à jouer
où Rousseau a noté les premières
ébauches des Rêveries du promeneur
solitaire , «car ma vie entière n'a guère
été qu'une longue rêverie divisée en
chapitres par mes promenades de
chaque jour». Toute sa vie se place
ainsi sous le signe d'une rêverie qui
s'organise en chapitres et conduit inéluctablement
à l'écriture. Le mouvement
aboutissant à cette triple identité
vivre/rêver/écrire procède d'une évolution
personnelle qui mène Rousseau
d'une écriture de la confession et de la
révélation de soi à une écriture de l'exploration
et de la connaissance de soi.
Rousseau se forge un mythe personnel
qui fait de la rêverie le lieu d'une liberté
heureuse, d'une jouissance dans la
détente.