Les relations interethniques dans l'aire anglophone entre collaboration(s) et rejet(s)

De nos jours, l'un des problèmes cruciaux auquel se
trouvent confrontés les pays occidentaux est celui de la
diversité nationale, ethnique, culturelle et religieuse de leurs
populations urbaines. Quelle réponse apporter à ce défi ?
De l'assimilation au multiculturalisme en passant par
l'intégration, toutes les politiques ont été tentées avec des
résultats, bien souvent décevants ou, dans le meilleur des cas,
en demi-teinte. De plus, les relations interethniques/interculturelles,
clé de voute de la cohésion sociale, se
complexifient parallèlement à l'accroissement du nombre des
communautés en présence et à l'apparition sporadique de
nouvelles, conséquence de flux migratoires incontrôlables. Il
s'agit donc surtout de faire taire les préjugés et d'apaiser les
tensions qui naissent sans cesse entre les différents groupes, de
les amener à coopérer et à cohabiter paisiblement sur un
territoire donné, de les aider à se reconnaître et à s'accepter
mutuellement, de leur proposer une identité nationale
inclusive qui n'exige pas la dissolution de tout autre lien
identitaire : c'est ce qu'ambitionne la nouvelle doctrine de
l'intercuturalisme qui vise à créer des synergies encore
inexistantes et/ou à renforcer les liens entre les diverses
communautés partageant un même environnement.
En prenant des exemples dans l'histoire passée et récente
de certains pays de l'aire anglophone, cet ouvrage présente un
échantillonnage des relations interethniques/interculturelles
qui illustre les confrontations et les conflits, les coopérations
et les passerelles, la séparation, le rejet ou l'indifférence, et
insiste sur la révision nécessaire des stratégies d'adaptation.