Les fastes de la trompe : actes du colloque tenu aux Invalides en septembre 2013

De la pibole figurée sur les enluminures du Livre de la chasse
de Gaston Phébus, au XV<sup>e</sup> siècle, jusqu'à la trompe de Dampierre,
longue de 4,54 m et enroulée sur un tour et demi (à la Dampierre),
puis sur deux tours et demi (à la Dauphine), l'histoire
de la «corne de chasse» se confond avec celle de la vénerie.
Les fanfares qu'on a composées pour elle rythment les actions
de chasse et clôturent la journée, qu'on ait pris l'animal
ou non. «Le son du cor, le soir, au fond des bois» qu'affectionne
Alfred de Vigny est familier de tous les randonneurs ou
autres cueilleurs de champignons. Ce qu'on sait moins, c'est
la valeur instrumentale de la trompe, sa richesse chromatique
lorsqu'elle s'intègre à d'amples formations orchestrales. Lully,
Philidor, Haydn ont composé pour elle. Et aujourd'hui, mieux
que jamais, la trompe retrouve la place qui fut la sienne dans
les grandes compositions symphoniques.