Les échanges à longue distance en Mésopotamie au Ier millénaire : une approche économique

La Mésopotamie antique
a livré des sources d'une très grande
richesse et d'une nature bien différente de celles dont disposent les historiens des mondes grecs ou
romain. Très concrets, ces textes constituent notamment une source exceptionnelle pour appréhender
le fonctionnement d'une économie antique et proposent une porte d'entrée privilégiée à quiconque
s'intéresse au fonctionnement des économies anciennes en général.
Cet ouvrage traite des échanges à longue distance au I<sup>er</sup> millénaire, lorsque les empires néo-assyrien
puis néo-babylonien dominent la quasi-totalité du Proche-Orient. Il montre comment, par
delà les discours des souverains qui insistent sur le pillage et les tributs comme modes privilégiés
d'appropriation des biens, les sources témoignent en réalité de la multiplicité des pratiques et des
comportements.
Cet ouvrage, qui offre une excellente illustration des objectifs de la collection «Orient et
Méditerranée», n'est pas destiné aux seuls spécialistes du Proche-Orient, mais bien à tous ceux,
historiens ou économistes, qui s'intéressent à l'histoire économique de l'Antiquité. À leur intention,
il présente les principaux textes mésopotamiens relevant du sujet et, surtout, inscrit sa réflexion dans
les débats historiographiques qui concernent tous les domaines de l'Antiquité. Car tel est bien le
véritable objet du livre : explorer la frontière entre économie et histoire, voir dans quelle mesure les
modèles économiques modernes permettent d'éclairer les sources anciennes, sans choisir un modèle
au détriment des autres, mais en montrant plutôt ce qui, dans les réflexions anciennes et actuelles
des économistes, peut contribuer à éclairer les comportements attestés dans les sources antiques.