Les derniers guides paysans : Saint-Christophe-en-Oisans

Guides et paysans, deux activités a priori incompatibles.
Et cependant, paysans en haut Vénéon, ils l'étaient,
de père en fils depuis le fond des âges, pour assurer la
subsistance de leurs familles. C'est dire qu'ils étaient
bien enracinés dans cette terre difficile qu'ils aiment
néanmoins avec ses traditions, ses valeurs, celles de
leur pays.
Guides de haute montagne, ils le sont devenus à partir
du milieu du XIX<sup>e</sup>, à la belle saison, pour l'appoint
matériel que cela représentait, mais pas seulement :
montagnards aguerris, en effet, par la chasse, au
chamois surtout, ils avaient la fierté d'accueillir en
tête de cordée leurs «touristes» étrangers.
L'auteur a fait la connaissance, sur les pics, cols et
glaciers du Haut Val, de Pierre Paquet dit «La Vierge»,
l'un des meilleurs guides-paysans. Son épouse Noémie
lui a raconté de manière expressive la vie, le travail
harassant, les craintes mais néanmoins la grande foi
d'une femme de guide. C'est la dernière petite-fille
de Pierre Gaspard qui a expliqué à l'auteur comment
«Gaspard de la Meije» fut le premier et le plus grand
des guides-paysans.