Les âges de l'humanité : essai sur l'histoire du monde et la fin des temps

Comment, quand et pourquoi le monde a-t-il commencé ? Et quand touchera-t-il
à son terme ? Quel est au juste le rapport du temps et de l'infini ? Depuis toujours,
les hommes ont cherché des réponses à ces interrogations : dans les traditions
et révélations religieuses autrefois, dans les données de la science aujourd'hui.
Qu'en est-il, en particulier, de la fin des temps, qu'annoncent toutes les Écritures sacrées
de l'humanité ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage s'efforce de répondre.
En exposant les lois qui relient le monde moderne aux époques précédentes,
et la situation de l'ère présente dans les cycles du temps universel, l'auteur illustre le
rôle essentiel du temps. Il montre que celui-ci impose à la succession des événements ses
propres normes, qui correspondent à des lois numériques. S'appuyant sur les conceptions
platoniciennes de la création qui renvoient les réalités temporelles à leurs modèles
intemporels, il souligne que seule la vie intérieure de l'homme le met en mesure de tenir
la balance entre ces deux types de réalité objective.
Les doctrines cosmologiques traditionnelles convergeant toutes pour affirmer la
capacité du temps universel à réaliser le mal, l'auteur indique comment échapper
à son emprise par la connaissance qu'on peut en avoir. Dans cette optique, il se réfère à
des sources chrétiennes, mais aussi non chrétiennes, pour illustrer l'universalité de la
représentation cyclique du temps. Il examine aussi les évidentes analogies existant entre
les conceptions métaphysiques du temps et la notion scientifique de l'entropie, qu'il
oppose à la mythologie scientiste de l'évolutionnisme.
Les deux mille dernières années sont analysées en termes de cosmologie traditionnelle,
à l'aide de la science des nombres, afin de permettre le calcul de la position de notre
époque dans l'ère à laquelle elle appartient. L'auteur arrive à la conclusion qu'il y a
de fortes probabilités pour que son terme coïncide avec la fin des temps, les éléments
qui militent en ce sens l'emportant largement sur ceux qui pourraient en faire douter.
Ce faisant, il se livre à une critique sévère et salutaire du monde moderne, qui fait écho
au Règne de la quantité de René Guénon et en prolonge la réflexion.