L'école de Diawar et l'éducation au Sénégal

Réaliser l'Éducation pour tous constitue depuis 1990 une des
priorités de la Communauté internationale et un enjeu majeur pour
améliorer la situation sociale et économique des habitants les plus
pauvres de la planète. Pourtant, environ cent millions d'enfants ne
fréquentent toujours pas en 2007 une école primaire. L'Afrique
subsaharienne est la région du globe où les taux de scolarisation sont
les plus faibles et les abandons les plus nombreux, où les filles
éprouvent de grosses difficultés à poursuivre leurs études.
Dès la fin des années 80, des enseignants, des éducateurs, des
habitants d'un village, puis ceux d'un quartier d'une ville moyenne ont
décidé de prendre en main leur situation éducative. Ils tentent de
pallier les carences du système éducatif et d'offrir à leurs enfants une
éducation de qualité. Leurs résultats sont assez surprenants, puisqu'ils
sont parvenus, pour les uns à scolariser tous les enfants de leur village,
pour les autres à développer de nombreuses alternatives à l'exclusion
scolaire. Leurs pratiques éducatives ne se limitent pas à la pédagogie :
elles ont également des conséquences sur la vie de leur village ou de
leur quartier.
La géographie s'est peu intéressée à l'éducation, et ce travail
s'efforce d'apporter un point de vue géographique sur un aspect social
majeur.