Le zen : fondements, courants, pratiques

Les moines japonais partis
étudier le chan dans les
temples de la Chine des
Song découvrirent que le thé était couramment utilisé comme
remède ou stimulant pour rester éveillé durant la méditation. Après
son retour au Japon, le fondateur de l'école (...) , Eisai (1141-1251),
offrit au (...) un traité (...) les vertus du thé. Pendant
la période de Kamakura (1185-1333), l'habitude de boire du thé se
répondant dans les monastères sen et dans la société, cet usage
connut une transformation esthétique. Des réunions de thé furent
organisées, rassemblant les moines, les membres de la noblesse de
cour, la famille impériale elle-même, les grands propriétaires terriens,
et, par la suite, les riches marchands de Sakai, Hakata et
Kyoto, Toutefois, ce sont les religieux zen qui codifièrent l'étiquette
du style monastique de la cérémonie du thé. Les temples zen, surtout
ceux du système du Goran, privilégiaient l'étude de la civilisation
chinoise et cultivaient le goût pour les objets d'art chinois (céramiques,
peintures à l'entre, calligraphies) qui s'était diffusé dans ces
réunions. Furent également peu à peu incorporées dans le développement
artistique de la cérémonie du thé aussi bien les notions (...)
de vide et de présence en tout être de la nature-de-Bouddha que les
conceptions esthétiques de simplicité, de
mesure, d'austérité, à l'(...) desquelles on
apprécisit les ustensiles et les objets d'art.
C'est ainsi que les grands temples rinzai
de Kyoto, comme le Daitokuji, le Kenninji
et les Tolukuji, devinrent des centres
d'étude de la cérémonie du thé. Certains
religieux en vinrent à soutenir que l'on
pouvait atteindre l'essence profonde du
(...) par l'usage du thé comme par le
(...).