Le RPR et la construction européenne : se convertir ou disparaître ? (1976-2002)

Si, dans les années soixante-dix, le choix entre une Europe confédérale
et une Europe fédérale n'est pas fait, le contexte de crise, de
mondialisation a amené les européens à renforcer leurs coopérations. Face
à ces évolutions, le RPR, héritier d'une tradition : l'Europe confédérale et
des Etats du général de Gaulle, doit évoluer ou disparaître. Ainsi, entre
l'appel de Cochin de Jacques Chirac en décembre 1978 et son discours de
Berlin de mai 2002, où il appelle à une refondation constitutionnelle, que
de chemin parcouru. Parti créé, en vue de la reconquête du pouvoir, ses
évolutions sur l'Europe donnent lieu à des éloignements, des ruptures, des
ralliements, des infléchissements, des compromissions. Ainsi, en 26
années d'existence, le RPR réservé sur la construction européenne finit par
se rallier à l'Europe intégrée. Un ralliement européen qui permet de
mettre fin à la division des droites républicaines, de reconquérir la
magistrature suprême, en 1995 ; et de fusionner dans un grand parti
européen, libéral et de droite (l'UMP), avec ses adversaires (l'UDF)
d'hier.