Le roman français au XVIe siècle ou Le renouveau d'un genre dans le contexte européen

Les auteurs du XVI<sup>e</sup> siècle sont réticents à parler de roman , catégorie
honnie des milieux humanistes ; des préjugés liés à notre
époque nous empêchent par ailleurs d'attribuer le nom de
roman à des oeuvres qui échappent aux critères normatifs établis
aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles.
On peut néanmoins repérer bien des pratiques attestant de
la vitalité du genre dans la production du XVI<sup>e</sup> siècle : d'un côté,
la réédition ou le remaniement des vieux romans de chevalerie :
de l'autre, la traduction de textes de l'Antiquité ou issus de
sources contomporaines, italiennes et espagnoles. On se doit
de prendre en compte également la veine créative qui, des
chroniques rabelaisiennes aux romans verviliens - en passant
par les oeuvres d'Hélisenne de Crenne, Guillaume des Autels,
Nicoles (...) ou Martin Furnée -, cherche à explorer les nouvelles
veltes du récit. Et ceci bien avant que s'annonce la vague
(et la vogue) des romans d'amours tragiques ou encore
qu'apperaissent les romans-phares de l'époque moderne : Don
(...) ou L'Astrée...