Le roman de Mariam : l'ange fut envoyé dans une ville de Galilée...

«Au fil du temps, tout le monde s'est attaché à elle ; d'abord ses compagnes
qui ont trouvé en elle une amie fidèle et discrète, toujours prête à les écouter,
à les réconforter ou à les encourager, mais aussi tous ceux qui l'ont côtoyée
pour une raison ou une autre.
En sa présence, on se sent tout de suite apaisé. Combien de fois, ces
dernières années, n'est-elle pas apparue juste au moment où une dispute
commençait à s'envenimer entre ses amies ; par un regard plein de compréhension
et de compassion et quelques paroles délicates, elle arrive à
désamorcer tous les conflits.
La beauté de Mariam ne se cantonne pas aux seules vertus intérieures.
Ses grands yeux noirs laissent pantois ceux qui se risquent à la fixer plus
d'un instant. On y lit, toujours, une sagesse infinie...»