Le père Noël est une hypothèse... : des ténèbres de la réanimation aux marches de Cannes : témoignage

«Max mon fils a huit ans, il gravit les marches de Cannes pour
le film Versailles dans lequel il a le premier rôle. Sous mes yeux
surgit soudain une image bouleversante : Max ne monte pas
seulement vers les portes du palais, il grimpe vers le ciel...
Pourtant il a côtoyé l'enfer. Leucémie à deux ans et demi, greffe
de moelle osseuse à quatre, infection pulmonaire foudroyante à
cinq. Puis la terreur absolue : vingt et un jours en réanimation,
intubé, écartelé, à tenter d'échapper au baiser glacial de la mort.
Alors, au bas de ces marches qui font rêver tant de gens, je pleure,
pauvre Madeleine égarée dans un monde de paillettes, parce que
mon fils est vivant, juste vivant. Et aussi parce que j'aimerais
tellement avoir une vie normale pour voir comment ça fait, et
surtout ne plus trembler sans cesse pour lui, mon magnifique
amour.
Aujourd'hui Max est en rémission, il enchaîne les films le sourire
aux lèvres en disant : " J'ai eu un peu peur mais après j'ai repris la
joie ! " Et si le cinéma était sa façon de s'entêter, d'être là pour
toujours ?»