Le nez coquin de Pinocchio : farce morveuse en cinq actes et en vers sous forme de conte de fées

Evidemment, tout le monde connaît
l'histoire de la célèbre marionnette
italienne imaginée par Carlo Collodi
et rendue universelle par le film
de Walt Disney, dans sa version ci-nématographique
fortement édulcorée.
Mais ce véritable conte de fée
très moralisateur (il date du XIX<sup>e</sup>
siècle) est devenu sous la plume
alerte d'Alexandre Gallineau le prétexte
à un beau délire de comédie.
S'insurgeant certainement contre le
langage bon teint et lisse de notre
époque, contre le conformisme des
moeurs et les réactions moralisantes
de notre époque, l'écrivain de Bourges
a voulu retrouver l'impertinence salutaire, la liberté d'expression, quitte à
blesser, parfois, les chastes oreilles de nos contemporains.
Le nez coquin de Pinocchio est donc une reprise en cinq actes du roman de Carlo
Collodi, entièrement écrite en alexandrins. Les personnages sont (presque) les
mêmes, mais les rimes flirtent avec un registre un tantinet plus licencieux. Une
verve bien excitée et des éjaculations de mots des plus cocasses. Assez proche
de Cyrano de Vergerac , avec une protubérance nasale pas vraiment en odeur de
sainteté pour les puristes.