Le loup-garou de Montpellier

Le loup-garou de Montpellier
Le barbelé accroche les vêtements, griffe le visage. Le corps dégringole, éboulant sur son passage des pierres, dans un froissement de feuillages et de ronces. On entend quelques craquements, les heurts d'une masse qui rebondit de branche en branche, l'envol précipité d'oiseaux apeurés. Parvenu au bout de sa descente, le cadavre glisse de la berge et s'immerge à moitié dans l'eau. Il flotte ainsi, les vêtements gonflés, un pied retenu par une racine, l'apparence d'un animal crevé.
L'histoire démarre comme un roman noir, celui d'un type traduit devant les assises pour avoir assassiné un gosse. Un prédateur en tout point semblable à la Bête du Gévaudan. Et il prend des allures de roman policier, car on y rencontre un commissaire sadique, un juge borné, un facho adepte du lynchage, un ado qui fait le tapin...
On frôle même le fantastique : le meurtrier a lié amitié avec des loups captifs. Devenu loup-garou, il répond à l'appel de ses frères de race.
Au final, un roman à tiroirs que l'auteur mène vers sa conclusion : le dévoilement d'une vérité enfouie que les hommes n'ont pu découvrir.