Le kiosquier de Charlie

Patrick tient le kiosque de Saint-Germain-des-Prés.
Tous les jours, les dessinateurs Cabu et Wolinski viennent
lui acheter les journaux. Le 7 janvier 2015, le rite est identique,
comme le café du matin. Les deux dessinateurs
prennent ensuite le chemin de la rédaction de Charlie Hebdo ,
sans savoir que la mort les attend.
Quelques heures plus tard, alors qu'il rentre tranquillement
chez lui, près des Buttes-Chaumont, Patrick se fait
braquer sa voiture par... les frères Kouachi, qui lui laissent
la vie sauve : les deux tueurs entament leur folle cavale, qui
s'achèvera dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële.
Parce que «tout est signe et tout signe est message»,
Anaïs Ginori raconte les extraordinaires coïncidences de
cette tragédie qui changea le visage de la France et nous en
donne une lecture captivante : elle est l'une des premières
journalistes arrivée au siège de Charlie après la fusillade.
Mais elle choisit très vite de faire un pas de côté pour
raconter ce que n'ont pas eu le temps de découvrir les
chaînes d'info en continu. Le Kiosquier de Charlie décrit
aussi la paradoxale renaissance de «l'âge de papier» alors
qu'un journal pleure ses morts, la résistance miraculeuse de
l'imprimé contre la barbarie. Récit décalé, enquête pleine
de révélations et de témoignages surprenants, Le Kiosquier
de Charlie est une petite mythologie de Paris et de l'écrit.