Le funambule solitaire : mon ascension du mont Blanc

L'ascension du mont Blanc en solitaire ? Un exploit, un défi sur soi-même, une aventure risquée et inconsciente, un rêve accessible à tout bon alpiniste, ou un peu tout cela à la fois ?
Pour l'auteur, connaisseur de la montagne mais pas alpiniste professionnel, son ascension sera avant tout une « envie de marcher » sur les traces des grands comme Bonnatti, Rébuffat, Hillary ou Tensig. Pour cela, il choisit la voie la plus technique, celle des trois Monts : le Tacul, le Maudit et le mont Blanc.
Grimper en solo, sans corde, jouer les équilibristes sur des arêtes sommitales dangereuses avec le vide sous ses pieds, Frédéric ne considère pas cela comme un exploit, mais comme une expérience grandiose, et un plaisir. Grâce à sa motivation et son mental, sans oublier une petite dose de chance, il parviendra au sommet, mais sera contraint, par prudence, de modifier son trajet de retour.
Dans ce livre, il décrira, avec modestie et émotion, tous ses ressentis, ses angoisses, ses joies aussi, lui si petit et seul dans ce désert blanc, tel un funambule n'ayant jamais droit à l'erreur.
Doit-on prendre exemple sur son parcours solitaire ? Au lecteur d'en juger... L'auteur n'est ni le premier ni le dernier à avoir tenté l'aventure, mais le pari était tout de même risqué. Il souhaite aussi rendre hommage à ceux qui n'ont pas eu sa chance, et conclut : « Je considère que partir seul vers l'inconnu, c'est déjà une aventure ; mais, partir là où reposent des disparus, c'est aussi réaliser leur rêve inachevé. »