Le français m'a tuer : actes du Colloque L'orthographe française à l'épreuve du supérieur, Institut libre Marie Haps, Bruxelles, 27 mai 2005

Parmi les sujets qui, dans l'enseignement supérieur, posent question,
l'orthographe occupe une place de choix. Sans tomber dans un défaitisme
stérile, on peut sans crainte reprendre le constat de La Fontaine et déclarer
que si tous n'en meurent pas, tous en sont frappés.
Ce «mal» semble affecter en effet la quasi-totalité des étudiants, qu'ils
optent pour les sciences humaines ou exactes.
Malgré les cours de remise à niveau, de propédeutique ou de remédiation qui
fleurissent dans toutes les écoles supérieures et les universités, en dépit de
la nouvelle réforme de l'orthographe (1990), les écrits des étudiants - de la
copie d'examen au courrier adressé à l'institution en passant par les rapports
de stage, les mémoires, etc. - restent truffés d'erreurs parfois grossières.
On ne peut donc que saluer la clairvoyance de cet étudiant qui définissait la
francophonie comme «un ensemble de pays qui ont en commun l' usure de
la langue française»...
Ce constat d'usure suscite chez les enseignants des sentiments divers :
inquiétude ou colère parfois, résignation ou obstination sûrement. Mais entre
ces extrêmes, n'y aurait-il pas d'autres voies à explorer ? Tel est le propos de
cet ouvrage, qui rassemble quelques voix autorisées de la recherche et de
l'enseignement contemporains en Belgique et en France.