Le fait encore jour

René Cailletaud a dans son coeur et son âme les stigmates de la souffrance... ou de la lucidité (tant il est vrai que ces deux mots font presque pléonasme), mais ce qui est réconfortant, à le lire, c'est cette énergie qui recharge le lecteur et lui redonne foi en la vie ; cette vie que le poète aime tant, malgré les blessures et le temps qui passe, parce que, malgré tout :
Là-bas
au plus loin du bleu paisible,
une voile en partance
coud délicatement le ciel à la terre.
Parce qu'il y a l'Aimée, parce qu'il y a le souvenir, intact et brillant comme un ostensoir, dirait Baudelaire, parce que la vie continue de se décliner au présent...
(...) les baisers sur la bouche aimée
ont la même chaleur
et que :
Demain tu tourneras le dos aux ténèbres
Pour visiter de nouveaux jardins
Silvaine Arabo