Le cahier de Monique

Je crois qu'il existera toujours une pauvreté
qui consistera dans le fait d'être pauvre en
mots et impuissant devant l'abondant capital
verbal de la classe supérieure. C'est pourquoi je
pense qu'on aura toujours besoin d'écrivains
prolétariens.
Ivar Lo-Johannson.
Marie-Claire, Alain, et aujourd'hui Monique. Les prénoms,
les vies et les textes se répondent. Après Lyon,
Rouen, maintenant Paris et le 11<sup>e</sup> arrondissement.
Toutes ces vies, ces voix, ces paroles, le Mouvement
pour un Développement Social Local (M.D.S.L., 5 place
des Fêtes, 75019 Paris) s'efforce de les faire entendre au
quotidien depuis vingt-deux années, à travers les quartiers
oubliés de France.
Si le M.D.S.L. accompagne la Belle Équipe dans l'aventure
des Cahiers de..., c'est parce que ses animateurs, ses
facilitateurs, restent convaincus que pour inventer leur vie
de demain, les habitants de tous ces quartiers, dont on ne
parle que dans leurs pires moments, doivent se réapproprier
une parole trop souvent confisquée.
Marie-Claire à La Croix-Rousse, Alain à Rouen, Monique
dans le 11<sup>e</sup> se disent, parlent d'eux-mêmes, et disent aussi
tous ces milliers qui leur ressemblent.
L'aventure continue. Cahier après cahier, se constitue la
petite bibliothèque des Voix d'en bas qui montent.