L'art de la guerre en réseaux (1991-2009) : une nouvelle ère dans l'art de construire une action

Le nouveau livre blanc de la défense met en avant une nouvelle
fonction stratégique basée sur la connaissance et l'anticipation.
Cette stratégie de défense s'inscrit dans la notion de globalité dans
un monde qui l'est tout autant. Elle associe l'économie, la sécurité
intérieure, la politique étrangère. Savoir manoeuvrer dans et hors de la
sphère militaire constitue un changement de culture de guerre qui met
de côté les concepts de la guerre froide.
L'ère du réseau est arrivé dans ce qui compose ce changement. De
manière générale, l'arrivée des techniques numériques a modifié notre
appréhension de l'environnement en modifiant les rapports humains.
Cette situation nous force à agir avec notre environnement pour
atteindre nos objectifs. Cependant, le réseau crée du brouillard pour
celui qui cherche à comprendre le système dans lequel il évolue.
L'action devient plus difficile à mettre en marche.
Les transmissions militaires sont au coeur de ce mouvement
technique et humains qui ne fait pas de différence entre le temps de
paix et le temps de guerre.
L'objectif n'est plus d'utiliser la force pour contraindre un ennemi à
se soumettre à une volonté, mais plutôt d'utiliser tous les moyens, y
compris la force armée, pour le contraindre à l'accepter.
L'issue de l'affrontement dépend de deux facteurs :
l'interception/destruction et la discrétion/détection. Les réseaux
devront être en place au moment où les événements se déclencheront.
Si l'arme aérienne, mise sur le devant de la scène depuis la guerre
du golfe de 1991, a été la première à utiliser cette manière de conduire
les opérations, le combat de contact commence aussi à intégrer des
techniques semblables.