L'archive-forme : création, mémoire, histoire

L'Archive-forme : Création, Mémoire, Histoire analyse les usages
et le statut de l'archive sous les angles esthétique, historique et
sociologique. Comment expliquer ce rapprochement - impensable
il y a quelques années, du moins en France - entre ces démarches ?
D'une part, le remploi des archives est l'une des esthétiques parmi
les plus actuelles. D'autre part, la nécessité de renouveler les théories
au tournant du XX<sup>e</sup> siècle n'est sans doute pas étrangère à ce retour
massif aux archives. Bien que les approches soient diverses (génétique
des oeuvres, queer studies, gender studies, visual studies , etc.), toutes
donnent une certaine importance au contexte historique et social et
toutes ont recours aux archives. À cela il faut ajouter le développement
des réseaux sociaux par lesquels leur exploitation est devenue un
phénomène de mode. Par ailleurs, on observe une pratique qui
dépasse le cadre des approches historiennes ainsi que les frontières
entre l'amateur et le spécialiste, l'étudiant et l'enseignant, le créateur
et le chercheur : la recherche presque compulsive sur Internet d'une
image, d'un blog de fan, d'un document inédit, d'un vieux film que l'on
finit par retrouver sur YouTube... L'AFECCAV (Association française
des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel) a porté son
attention sur ces phénomènes à travers le congrès international «Des
sources aux réseaux : tout est archive ?» organisé à l'Université de
Paris-Est-Marne-La-Vallée en juin 2012. Les vingt-trois textes issus
de ce colloque sont ici réunis sous les chapitres «L'Archive-matériau»,
«L'Archive-symptôme», «L'Archive-réseau» et «L'Archive-source».