Lampes en terre cuite antiques : catalogue

Les collections du musée d'Archéologie nationale renferment environ
700 lampes en terre cuite : décompte fondé sur les recherches dans les
réserves du château, les registres d'inventaire et les archives relatives
aux acquisitions, ainsi que sur l'analyse du mobilier.
Le matériel, dû avant 1870 aux libéralités de Napoléon III, fondateur
du musée consacré aux Antiquités nationales, s'est accru selon les
occasions : achats, dons ou legs privés, missions, ou encore dépôts de
musées autrement spécialisés. Ces circonstances expliquent la diversité
des fonds nationaux, l'existence d'une salle de comparaison justifiant
par ailleurs, parfois a posteriori , la présence de certains échantillons
exotiques (africains, orientaux...).
Dans l'état actuel de l'enquête, un peu plus de la moitié des lampes
peuvent avoir été produites en Gaule (I<sup>er</sup>-III<sup>e</sup> siècle). Le reste se partage
entre de petits lots méditerranéens précoces (V<sup>e</sup>-I<sup>er</sup> siècle avant J.-C.),
plus d'une centaine d'échantillons présumés italiques (I<sup>er</sup>-IV<sup>e</sup> siècle), et
des groupes moins importants (III<sup>e</sup>-VII<sup>e</sup> siècle) inégalement répartis entre
le Nord de l'Afrique, l'Asie mineure, le Bas-Danube et la Grèce. Quelques
objets enfin sont d'origine indéterminée ou de datation plus tardive.
L'historique des collections témoigne de la complexité de ce fonds. La
préparation de l'inventaire, en révélant le caractère hétérogène et parfois
insolite des échantillons et les lacunes de la documentation archéologique
a entraîné de larges comparaisons et recherches bibliographiques.
La présentation des lampes comprend les catalogues détaillés des objets
(par périodes et régions), des décors et des signatures de potiers.
Plusieurs annexes et un rapport du Centre de recherche et de restauration
des musées de France complètent et facilitent la consultation de ce
catalogue.