La souffre-hier

Derrière l'apparente liberté de
Lyliane, il y a une quête terrible :
avoir des amis, une famille, des
relations chaleureuses, pouvoir
dire le monstrueux secret pour
lequel tous les coupables lui ont
imposé silence. Elle a respecté
l'interdit qu'on lui imposait
pendant des dizaines d'années,
elle prend conscience qu'elle n'a
oublié qu'un respect, " celui
d'elle-même ".
Toujours prête à bouger :
déménager, changer
d'employeur, entreprendre une psychothérapie,
obtenir une maîtrise de psychologie, toujours
ouverte à tout germe d'espoir de bonheur.
Ce livre " plus qu'un livre " selon Jean-Yves
Leloup, est " un linge toujours vif..., il est plein
des eaux de la fontaine et de sang noir ". Cette
autobiographie possède " une incroyable force de
vie qui vous emporte ". Vie offerte toute nue et
toute crue, c'est à la lecture d'une autobiographie
vertigineuse, d'une " oeuvre fascinante " selon
Françoise Lott que l'auteure nous convie, depuis
sa conception jusqu'à sa mort fantasmée. Pas
d'emploi du je : le je qu'elle est aujourd'hui se
retourne sur cette elle qu'elle fut, une mise à
distance qui lui permet de mieux la voir. Ou un
ultime (et transparent...) voile de pudeur ?