La relation à l'objet dans la boulimie : pour une thérapeutique efficace

«Je pensais que j'étais monstrueuse, que je
n'étais pas comme les autres femmes...»
Cette addiction à la nourriture qui ne portait
pas de nom, qui ne faisait pas partie d'une
nosographie spécifique, maladie clandestine
vécue dans l'ignorance par la majorité des
patientes, fut source d'angoisses et de détresse.
Les crises compulsives vécues dans la douleur
morale, la culpabilité, l'ambivalence, la mésestime de soi ou la peur
panique des formes (peur de grossir, de perdre le contrôle), ont
contribué à l'isolement et au non-dit.
L'absence de repères thérapeutiques fut source de quête dans les
différentes pratiques : Yoga, acupuncture, thalasso, réflexologie,
diététique...
Avec l'émergence du concept actuel de boulimie et la
médiatisation (TV, revues, etc.), ce mal sorti de l'ombre a permis à
grand nombre la compréhension de ce désordre et l'orientation vers
des psychothérapies adaptées.