La raison des plus forts : la conscience déniée aux animaux

Les avancées de la science contredisent
radicalement la conception cartésienne
de «l'animal-machine» ou le statut actuel
de res nullius ou de «bien meuble».
Mais tandis que les preuves d'une continuité
cognitive entre l'humain et l'animal s'accumulent,
le sens commun continue de tenir les animaux
pour des êtres sans conscience.
Il est vrai que ce négationnisme sert de nombreux
intérêts économiques (viande, fourrure...),
technoscientifiques (expérimentation) ou même
récréatifs (chasse, corrida...). Sommes-nous prêts
à élargir notre considération aux animaux ?
Tel était le sujet du colloque organisé
le 14 novembre 2009 à l'université Paris V
René Descartes par les associations Droits des
Animaux et Tribune animale (Science-Po Paris)
auquel cet ouvrage fait suite. Il regroupe le point
de vue d'universitaires (philosophes, éthologues,
historiens, juristes, économistes) et d'antispécistes,
français et étrangers : Marc Bekoff, Yves
Bonnardel, David Chauvet, Fabienne Delfour,
Elisabeth Hardouin-Fugier, Pierre Jouventin,
Olivier Le Bot, Irene Pepperberg, Estiva Reus,
Maxine Sheets-Johnstone, Jean-Claude Wolf.