La phénoménologie, cette inconnue

«Il est d'usage dans les exposés sur la phénoménologie, de commencer
par la célèbre thèse de l'intentionnalité (la conscience est conscience de
quelque chose ; la conscience est tendue ou dirigée vers quelque chose),
pour se pencher soit sur l' intentio (la conscience) soit sur l'intentionnalité
elle-même (le rapport de la conscience à son objet). On ne s'arrête jamais
sur l' intentum. Pourtant, c'est bien de celui-ci que la phénoménologie tient
son nom. Phénoménologie veut dire, en effet, science du phénomène et
non science de la conscience ou science des relations de la conscience avec
le monde extérieur».
Ce livre entre en polémique avec le
tournant cognitiviste ou mentaliste de
la phénoménologie. Visant à montrer
la radicalité de la phénoménologie, il
en expose, dans un premier temps, les
enjeux et les possibilités, pour montrer
ensuite comment ses concepts-clés - la
réduction, la variation, la constitution -
témoignent d'une puissance heuristique
qui déborde largement le cadre des
opérations de conscience dans lequel
on les a enfermés. À renouer ainsi avec
les origines de la phénoménologie, on
découvre finalement que la perspective
qui s'annonce dans les phénomènes
n'est rien d'autre que celle de l'essence.