La machine à inverser la nature

Vous avez l'univers ; il obéit à un ordre, à des lois. Il est ce qu'il est. On peut toujours imaginer, à partir de lui, par la puissance, la vertu de la création littéraire, quelque chose de contraire à lui, quelque chose qui ne peut pas être.
L'auteur fait apparaître, dans la nouvelle titrée « Une machine à inverser la nature », une machine qui fait prendre à la fille la place de la mère et à la mère la place de la fille, et dès lors, c'est la porte ouverte à tous les débordements, à toutes les incongruités, à toutes les aberrations dont l'imagination - singulière faculté qu'a l'homme de pouvoir de se représenter une licorne, un minotaure, un cheval ailé - soit capable.
Je me suis laissé allé ici au gré de ma fantaisie et le résultat ne laisse pas d'en être singulier et comique. À quoi servirait la littérature si elle n'avait pas le pouvoir de créer ce qui n'est pas ?