La fin de l'Egypte française : de Kléber à Menou, du repli négocié à l'évacuation forcée, 1799-1801

Parti en mai 1798 d'Italie pour l'expédition d'Égypte, Morand
participe aux combats jusqu'à Assouan (voir notre volume X) puis à
partir de février 1799 il est gouverneur de la province de Girgeh
(voir notre volume XXVII).
À partir de septembre 1799, Morand, devenu général de brigade à
29 ans, va jouer un rôle majeur dans la résistance opposée par
Kleber puis Menou à la coalition anglo-turque. C'est peu à peu que
se délite le rêve de l'Égypte française. Les troupes, décimées par les
combats et les maladies, prennent conscience de leur abandon et
soupirent après leur retour. Morand est chargé des premières
négociations, qui avorteront, avec les Anglais représentés par
Sidney Smith. Plus tard il faudra défendre Damiette et sa région,
partie orientale du Delta dans l'angoisse et le désarroi car les
communications sont coupées par l'ennemi anglais et turc ; puis basé
à Gizeh défendre Le Caire s'attendant chaque matin à voir les
troupes de Sa Majesté et celles de la Sublime Porte se découper
derrière les Pyramides. Morand négociera et signera la Convention
d'évacuation du Caire le 27 juin 1801. Les Français du Caire auront
quitté l'Égypte au début du mois d'août.
Le Comte Morand, à partir des archives familiales, a transcrit la
correspondance de son ancêtre et de ses interlocuteurs, replaçant
cette correspondance dans son contexte.