La démocratie des plantes

«"Si le récit découvert s'avère exact, je dispose maintenant d'un secret fantastique"... Après une lecture rapide des péripéties relatées avec force détails par l'auteur sur son entreprise, Eléna arriva au chapitre essentiel qui avait trait aux indigènes et au sujet. Ces natifs vivaient de pêche et de chasse, utilisant la sarbacane aux épines empoisonnées pour paralyser le gibier et le poisson. Il s'agissait d'un groupe vivant en pleine forêt avec des pratiques collectives de décision unanimiste. Selon l'auteur, ils utilisaient une herbe sacrée disposant des pouvoirs de guérir, de nourrir, de protéger et de soumettre. Mais, sur ce dernier point, le récit était très évasif. Il indiquait plus une possibilité qu'une certitude.»
Oeuvre de fiction, avenir-cauchemar où l'homme est conditionné à l'obéissance, l'auteur nous livre un univers inquiétant où une scientifique tue pour rendre plausible son instinct de puissance et sa folie, en faisant disparaître ceux qui pourraient la rendre suspecte et l'empêcher d'exercer sa domination.
Jean de Surcot dans cette fable sombre, pose le problème de la manipulation de l'humanité dans sa vérité tragique.
Ses personnages secondaires apportent une dimension pathétique qui ne doit rien à la recherche verbale facile, mais révèle un auteur de talent à l'imagination débridée.
Roman utopique? Roman noir? A vous de voir...