Jeanne, messie de France

D'un attachement évident pour
cette sainte de par sa naissance,
Violette, écrivain habitué à ne
pas suivre les sentiers battus, a
pensé que la personnalité hors
du commun de la Pucelle
d'Orléans ne détenait pas seulement
une part de mystère, mais
paradoxe de sa vaillance, le
savoir suprême au bout de son
bras en forme d'étendard :
«Tant de choses ont été écrites sur Jeanne d'Arc, "la plus
grande après Sainte Marie" selon Péguy, qu'il ne m'a pas
semblé nécessaire de revenir sur sa célèbre histoire en tant
que telle. Par contre, il m'a paru intéressant de m'attarder
sur le côté psychologique de ce combat humain sous le
regard attentif du Ciel, d'après ces fameuses "voix" comme
une introduction à la connaissance au centre ville de la gloire.
De cette terrible nuit de Noël 1430 à Rouen, au fond d'un
cachot de malheur, j'ai voulu imaginer, à l'annonce de l'ouverture
prochaine du procès en sorcellerie, les derniers instants
au mysticisme exacerbé de celle qui a résisté jusqu'à
l'embrasement de tout son être pour l'éternité.
De sa destinée défilant dans sa tête, devenue purgatoire à
cause d'une mise à l'épreuve de ses vertus théologales, j'ai
cherché à revivre avec elle cette nuit intérieure et m'est
apparu le message de l'au-delà en plein soleil orléanais : la
délivrance...»