Guide technique qualité naturelle des eaux souterraines : méthode de caractérisation des états de référence des aquifères français

Fond géochimique, valeurs seuils, qualité patrimoniale de l'eau. Derrière ces notions, il y
a l'expression d'une nécessité pour tous les professionnels du domaine de l'eau :
connaître la composition chimique naturelle d'un aquifère.
Comment identifier dans la composition chimique actuelle d'une eau souterraine, la
part des teneurs naturelles et celle des apports anthropiques (agricoles, industriels,
domestiques) ?
Comment répondre aux exigences de la Directive Cadre européenne sur l'Eau ?
Comment traquer les contaminations anthropiques, établir des stratégies de réhabilitation
et anticiper l'évolution de la qualité d'une nappe ?
Ce nouveau guide technique s'adresse aux bureaux d'étude, gestionnaires de la
ressource, collectivités locales et services de l'État. Il propose une méthode d'aide à la
caractérisation géochimique des eaux souterraines applicable au contexte géologique
français.
Le fond géochimique de l'eau résulte principalement de la nature des sols et sous-sols
dans lesquels elle a circulé. Une typologie des principaux contextes lithologiques et de
la chimie des eaux qui y transitent est présentée sous forme d'une synthèse des
connaissances sur les teneurs naturelles en éléments majeurs et en éléments mineurs
(éléments indésirables et éléments toxiques) et leurs occurrences sur le territoire.
D'autres paramètres et mécanismes influencent le chimisme naturel de l'eau souterraine :
la température, la pression, la salinité, l'évaporation, le confinement, les drainages
acides, les interconnexions d'aquifères et les mélanges associés... Ces processus sont
détaillés ainsi que les outils pour les mettre en évidence.
Pour discriminer l'influence des différents processus sur la signature géochimique
naturelle de l'aquifère, les auteurs ont élaboré une méthode déclinée en trois approches :
- prédictive : déterminer si le contexte d'un aquifère est porteur de risque
d'anomalie «naturelle»,
- soustractive : retrouver le fond géochimique d'une eau polluée,
- prospective : fournir des recommandations pour mieux calibrer les réseaux de
mesure en fonction de leur finalité.
Cette nouvelle méthode opérationnelle est illustrée par des exemples pédagogiques
dans quatre contextes géologiques représentatifs : socle basaltique (Ardèche), massif
carbonaté (Dordogne et Lot-et-Garonne), socle fracturé (Morbihan) et alluvions de la
nappe du Rhin.
Un cédérom complète cet ouvrage ; il comprend 7 annexes techniques avec, en particulier,
des rappels sur l'utilisation des isotopes et des matrices activités-polluants, ainsi que
74 tableaux présentant des états de référence des aquifères français avec une application
de recherche multicritère (lithologie, type d'aquifère, teneur en nitrate et distance à la
côte).