Fixés sous verre

Ce matin, on enterre Mme Malcuy. C'est une
mère admirable, une grand-mère adulée, une voisine
respectée, à laquelle on rend un dernier hommage.
La journée voit se dérouler les rites et les souvenirs :
la cérémonie elle-même, la réception informelle
qui lui succède, la lecture des dernières volontés,
le partage du mobilier - dont les fameux «fixés
sous verre». C'est au dîner du soir qu'éclate soudain
la férocité des rapports familiaux.
Tour à tour s'affrontent Bernard, le fils aîné
sûr de son droit mais bien peu de lui-même ;
Michel, le cadet trop aimé pour être tout à fait
légitime ; Odile, la fille sacrifiée sur l'autel des
culpabilités familiales ; Anne-Laure, la petite-fille
habitée par la nostalgie de l'enfance ; Léontine, la
vieille domestique qui sait tout...
Peu à peu, avec une cruelle minutie et une ironie
réjouissante, l'auteur révèle les troubles secrets
d'une femme, et d'une famille attachée à son
passé, à ses secrets et à sa bourgeoise dignité.